POÈME LIBRE, PREMIER JET<br />
" LES COMMUNALES " VERS LIBRES AU RYTHME DES ELUS :<br />
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DES PARTIS, DES VOIX, DES FEMMES ET DES ÉLUS <br />
dans un pays fier de ses cultures authentiques, de son ouverture à la modernité et de son exercice quotidien des libertés publiques et de la démocratie<br />
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SLOGANS<br />
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Populistes et démagogues,<br />
Cicérons, prophètes et Catons<br />
Les orateurs, leurs voix perdues déjà,<br />
Valsent sur les rêves d’un peuple ébahi.<br />
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Aux sons des mirages et des vents,<br />
Que leurs paroles de justes colportent,<br />
Ils instillent leurs rêves et nourrissent<br />
Les électeurs candides, de partages<br />
De communions et de vœux probes !<br />
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Demain, promesses des futurs leaders,<br />
Ces décideurs que les dieux ladres<br />
Nous envoient, les gens seront fiers<br />
De leurs propos vertueux !<br />
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Sénateurs en herbe, arrivistes,<br />
Prédateurs pourris, ou simples<br />
Les mains tressées en croix pudique,<br />
Affairistes, les malfrats pécuniaires,<br />
Se sont vendus à la bourse du jour.<br />
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Invités de la dernière heure,<br />
Ivres de leurs jeunes réalisations,<br />
Attirés par le lucre et les abus,<br />
Sinon la ripaille au nom des amis,<br />
Ils valsent et se congratulent !<br />
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Ils sont l’envolée lyrique, l’orgueil,<br />
Le baume et la richesse et la foi,<br />
Tel est le message communal divin,<br />
Qui gicle de ces érections,<br />
Pour dorloter et endormir certains,<br />
Dans la nudité, la liesse de leur ivresse !<br />
!<br />
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LES RATS DU BATEAU <br />
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D’autres pensent qu’ils sont le Virus inoculé,<br />
La créature mutante, la pandémie cochonne,<br />
Le tsunami des cieux qui va les acculer !<br />
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L’édit, l’arrêt du destin, unit et rassemble<br />
S’accouple, coïte, sanctionne et complote !<br />
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Bénédiction au poing, les vents en sa faveur,<br />
Le chéri des dieux, désormais videur,<br />
Est la vague des marées qui va laminer<br />
Sans répit, sans frontières ni tabous,<br />
Le musée hétéroclite des articles rouillés,<br />
Et sauter leurs coffres et verrous !<br />
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Génome virulent, compresseur intrépide,<br />
Le tracteur lubrique, par la force de cet âge,<br />
Obsessif, génial, avec l’art et la rage,<br />
Envoute et harcèle, immole et spolie.<br />
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Rien ne lui résiste dans l’œuvre didactique <br />
Il unit par le droit, arrache de front,<br />
Met face à face, la justice et l’intérieur.<br />
Et sa grande manière, son push<br />
Ses libertés le rendent supérieur !<br />
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C’est le conte où la bannière étoilée s’effrite :<br />
Les secousses ravinent les côtes,<br />
Le navire tangue en entamant sa croisière,<br />
Pour tenter de tenir seul la hampe<br />
Sur les sables où elle est trempée<br />
Le capitaine tient avec force amis la barre !<br />
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Ivre de sa route, qui va droit, sans virage,<br />
Le bateau, malgré sa belle allure, chavire !<br />
Sauve qui peut, c’est le naufrage !<br />
Et courent et se sauvent en premier, les rats !<br />
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Quand s’agrippent aux us les hommes,<br />
Espiègles, les rats sont ce qu’ils sont,<br />
Des êtres intelligents à la nature friponne !<br />
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Les rats ne sont pas des moutons,<br />
Pour sauter de l’espèce, les barrières,<br />
Les rats savent que ce ne sont que des rats !<br />
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Versatiles, obséquieux, délateurs et veules<br />
Les schizophrènes n’ont pas de nation !<br />
Culture acquise dans les nids ou les langes,<br />
Leur intelligence est sans partage !<br />
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Opportunisme ou courage, instinct ?<br />
Complaisante mouvance, connivences,<br />
Où sont les leaders du non ! ?<br />
Dans ce monde frelaté des relations<br />
De la gente ratine !<br />
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L’immunité innée<br />
Protège les nantis, vaccinés par nature,<br />
Les hommes les plus puissants,<br />
Pour garder leur emblème, le pognon,<br />
Arrachent aux arrivistes les strapontins !<br />
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Céder ou mourir, s’opposer et frémir !<br />
Ils préfèrent adorer le messie,<br />
Même si c’est le diable ou l’apostat,<br />
S’il les protège de l’apocalypse !<br />
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Le fils du nouveau dieu est né !<br />
L’élu est descendu d’olympe, à pied.<br />
C’est son jour de régner et sa fête<br />
Pour immoler, en grande vénération,<br />
Pour unir vieilles et jeunes générations.<br />
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LA FEMME ICÔNE<br />
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http://www.hillow.net/modules/videos/video-maroc-voter-tractoor-kaoutar-benhamou-a-u-a-u-i-a-a-u-v1354-c9.html<br />
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Élire ses membres n’est pas incestueux,<br />
Car élire c’est hisser l’élu et l’élever,<br />
Un genre d’érection pour l’homme tout entier <br />
Sans besoin de médocs ni de drogues !<br />
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Le dresser pour bondir, défoncer et rugir,<br />
Arracher, donner et prendre sans faillir<br />
Encadrer, guider, gérer pour parvenir<br />
À vivre en commun et se développer !<br />
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Aimer, avoir, être, sembler, paraître,<br />
Seins prolifiques, essence du maître,<br />
Phares, fruits, idéal de la jeunesse,<br />
Au demeurant la santé est ivre de lait,<br />
De pain, de jeux et de joies d’être.<br />
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Il n’y qu’à voir pour admirer l’élégie,<br />
Ses mamelles prometteuses, d’orgies<br />
Messianiques et du feu de Prométhée !<br />
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L’idole, la future icône du messie,<br />
La créature, mascotte magnifique,<br />
Sirène hissée sur le tracteur, l’effigie<br />
Se gargarise d’audace et s’impose.<br />
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Ulysse sur son mât conquiert Troie :<br />
Assise sur le trône que l’ami exhibe,<br />
Vénus au volant, la verve agricole,<br />
Se frotte d’aise sur l’échine du moteur.<br />
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Cet amour de la terre n’a ni clan ni saison,<br />
L’icône appartient désormais au peuple,<br />
Il en a envie, il voudra pour elle voter :<br />
L’image de la vierge a séduit l’univers,<br />
Récoltée d’été elle sèmera au printemps !<br />
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URNES<br />
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Dans chaque quartier, chaque ville,<br />
Il y a une belle aussi transparente,<br />
Une femelle exubérante en boîte<br />
Un symbole qui représente cet air<br />
Un programme, une vertu en soi !<br />
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Une image de livre, de balance,<br />
De lampe, de faucille ou de lance<br />
Un quolibet divers chargeant le nombre<br />
Des partis effarants quand cinq suffisent…<br />
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Des symboles, le meilleur serait l’urne !<br />
La vulve et l’utérus de la démocratie,<br />
La matrice féconde, la mère des hommes<br />
Et des femmes, émancipés et libres !<br />
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LE TOURNIS ou LA GRIPPE COCHONNE<br />
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Le ventre, fidèle miroir, repu d’ex-voto,<br />
De bulletins de confiance chargés d’appels,<br />
Accrochés à l’espoir comme des talismans,<br />
Requière transparence et loyauté.<br />
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La constance de l’allégeance,<br />
Qui proscrit les actes de trahison,<br />
Interdit la voltige et la transhumance,<br />
Sans l’usage de l’éthique et de la raison !<br />
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Les adeptes du renouveau, lubriques<br />
Laquais du dieu Satan et son ouvrage,<br />
Versatiles vampires, zélotes ailés,<br />
Narguent pour le biaiser le rôle<br />
Et la tenue éthique du gouvernement…<br />
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Comme des nuages de mouches,<br />
Ils fondent sur les ruines du mourant<br />
Pour occuper en maîtres le cercueil<br />
Promis déjà à son commencement !<br />
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La cuirasse fêlée, le flanc à découvert,<br />
Sourdent les dernières lochies,<br />
Et le remplacer devant le maître<br />
Est une affaire opportune de voix !<br />
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Des bancs de requins, des reptiles pervers,<br />
Soufflant le feu de leurs échos putrides,<br />
Les frasques humides de virils désirs,<br />
Ultimes nuisances, des riches parvenus<br />
Sombres désirs, vices ou voluptés,<br />
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Les encenseurs, scélérats en sursis,<br />
Questeurs, parrains et protecteurs,<br />
Les flagorneurs des pans de djellaba<br />
Adorent le nouveau dieu des vivants,<br />
Chargé qu’il est des encens de l’Olympe !<br />
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Après harangues, arnaques et passions,<br />
Les thuriféraires sortis de leurs caveaux<br />
Le sang de leurs richesses saillant des crocs<br />
Chantent les bienfaits de la chose publique,<br />
Et les vertus de l’ambivalente démocratie <br />
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DES NUAGES DE TRACTS<br />
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Credo commun de programmes invisibles,<br />
Ils veulent changer le chaos, tel est leur slogan.<br />
Malgré les doutes, la dérision, le suspense,<br />
La caravane du tracteur fonce et passe !<br />
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Des milliers d’arbres sont anéantis<br />
Ils jonchent les rues, sous le souffle des vents.<br />
Les photos obstruent les bouches d’égout<br />
Qui faute de voter, crient vengeance !<br />
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Feuilles et affiches, promesses frénétiques,<br />
Les images virtuelles, serments d’un instant,<br />
Meurent sous les traces des pneus et des pas.<br />
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Ils partent en fumée présageant à la ville<br />
« Le pire qui nous attend »et prédisent le mal<br />
Aux citoyens ingrats opposés au vote !<br />
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REQUÊTES AUX HAUTORITÉS*<br />
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Ils sont élus, ils sont tous là,<br />
A maugréer, à vociférer, à insulter,<br />
A demander à cor et à cri, des comptes<br />
Aux plus justes des Hautorités* !<br />
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Après promesses, festins et leurres<br />
Ce matin ils sont à se disputer<br />
Moins laudateurs et plus hautains<br />
Devant les baladiyates, les comm